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Jean-Sébastien Bach naît en 1685 à Eisenach, petite ville dAllemagne du Nord située dans la province de Thuringe, patrie de Martin Luther, le fondateur la religion réformée.
Il est le sixième enfant de Johann Ambrosius Bach, musicien à la ville dEisenach, et dElisabeth Lämmerhit.
En 1694, il perd sa mère et moins dun an plus tard, le décès de son père en fait un orphelin à lâge de 10 ans.
Il est alors pris en charge, ainsi que son jeune frère chez laîné Jean-Christophe, organiste dans la ville voisine dOhrdruf qui lui assurera les bases dune solide formation musicale.
Mais en 1700, Jean-Christophe ne peut plus faire face à léducation de ses deux jeunes frères. Il place Jean-Sébastien au Mettenkor de Lüneburg, chur de garçons et école de latin de haut niveau où Jean-Sébastien pourra profiter dune bibliothèque très riche, lune des meilleures dAllemagne. Ainsi il sinitiera à toute la musique, notamment la musique française, en passant de longues heures à recopier les partitions.
Il peut également approfondir sa connaissance de lorgue auprès de Georg Böhm et entendre Reinken et Buxtehude dans les villes voisines de Hambourg et Lübeck.
En 1702 et 1703, il obtient son premier poste rémunéré comme violoniste à lorchestre de la cour du duc de Weimar.
Cest en 1703 quil est nommé organiste à Arnstadt.
Il y rencontre et épouse sa cousine Maria Barbara avec laquelle il saura sept enfants.
Lors du séjour à Arnstadt se situe le fameux épisode du voyage à Lübeck et la rencontre avec Dietrich Buxtehude, alors le plus célèbre organiste dAllemagne qui impressionna et influença beaucoup Jean-Sébastien Bach.
Prévu pour quatre semaines, ce séjour dura en fait quatre mois et mit Jean-Sébastien Bach dans une situation délicate vis-à-vis de ses employeurs. Ce conflit fut perpétuellement entretenu par les récriminations de Jean-Sébastien, notamment à légard du chur quil jugeait fort mauvais.
En 1707, il devient maître de chapelle à Mulhausen et compose ses premières cantates et ses premières grandes uvres pour orgue.
Les querelles portèrent alors sur la doctrine religieuse, Bach étant parfois considéré comme hérétique dans un milieu très conservateur.
Il revient à Weimar comme organiste en 1708. Cest une période particulièrement féconde où seront composés ses plus grands chefs duvre pour orgue.
Il se lie damitié avec Telemann, saffronte en duel musical avec le grand organiste français Louis Marchand, mais se querelle avec le neveu du duc et quitte Weimar après avoir passé un mois au cachot.
Il entre ensuite, en 1717 à la cour du prince Léopold dAnhalt à Cöthen, lui-même féru de musique. Cest au cours de ce séjour quil composa toute sa musique dorchestre (Concertos Brandebourgeois, suites pour orchestre, sonates, clavier bien tempéré ...)
Cest aussi à Cöthen quil eut limmense douleur de perdre sa femme (en 1720) et quil se remaria avec Anna-Magdaléna.
Il postule alors au prestigieux poste dorganiste à Hambourg mais est refusé faute davoir voulu verser une commission au-delà de ses moyens.
En 1723, il accédait à un poste prestigieux, bien que moyennement rémunéré, en devenant Cantor à léglise Saint Thomas de Leipzig.
Le prince de Cöthen venait de se marier et sa nouvelle femme naimait pas la musique. Jean-Sébastien souhaitait dautre part revenir à la musique religieuse et permettre à ses enfants daccéder à luniversité.
À Leipzig, Bach cumule les fonctions de directeur musical des principales églises de la ville dont St Thomas et St Nicolas, mais il est aussi professeur à lécole Saint Thomas. Outre la musique, il enseigne le latin à une bande de jeunes élèves turbulents. Il était lui-même sous lautorité de fonctionnaires municipaux qui ne le ménageront pas. Il y eut, tout au long de son séjour, de nombreuses frictions et Bach tenta plus dune fois daller chercher fortune ailleurs ".
Dans le début de sa période à Leipzig, Bach compose essentiellement de la musique religieuse, avec un corpus de près de trois cents cantates, une par dimanche, dont à peine deux cents seulement nous sont parvenues. Datent aussi de cette époque les grands oratorios sur les textes des passions (seules nous restent St-Jean et St-Matthieu).
Vers la fin de sa vie, il se concentre sur de la musique plus théorique et composa les grands chefs duvres que sont lArt de la fugue, la deuxième partie du Clavier bien tempéré, lOffrande musicale (dédiée au roi Frédéric II de Prusse), mais aussi la messe en si, les variations Goldberg ....
En 1750, devenu aveugle, et malgré deux opérations successives, il meurt et est inhumé à Leipzig dans une relative indifférence. Sur vingt enfants, 10 lui survivront dont quatre auront une carrière musicale (Wilhelm Friedemann; Carl Philipp Emmanuel; Johann Christoph et Johann Christian).
Ce nest quen 1900 que ses restes présumés sont retrouvés et finalement déposés dans le chur de léglise Saint-Thomas.
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