BWV 100
(Z 188)

Was Gott tut, das ist wohlgetan
(Ce que Dieu fait est bien fait)

Destination : Pour tous les temps (15e ou 21e dimanche après Trinité ?)
Date de composition : entre 1732 et 1735
Sources: Autographe
Texte : Samuel Rodigast (1674)
Effectifs : Soprano, alto, ténor et basse solistes, chœur, cors I et II, timbales, flûte traversière, hautbois d’amour, cordes (violons I et II, altos), continuo.
Plan : Chœur, Duo (alto, ténor), Air (soprano), Air (basse), Air (alto), Choeur
Durée: environ 24 mn

Troisième et dernière cantate sur le Lied de Rodigast (cf BWV 98 et BWV 99)


1.Choral chœur, tutti (sol majeur)
Reprise du choral d’ouverture de la cantate BWV 99 (même titre) avec instrumentation enrichie (cors et timbales)

Was Gott tut, das ist wohlgetan
Es bleibt gerecht sein Wille
Wie er fängt meine Sachen an,
Will ich ihm halten stille
Er ist mein Gott
Der in der Not
Mich wohl weiss zu erhalten
Drum lass ich ihn nur walten.

Ce que Dieu fait est bien fait
Ses volontés demeurent justes
Quel que soit le cours qu’il donne à mon destin
Je m’en tiens sans mot dire à sa gouverne
Il est mon Dieu
Dans la détresse
Qui veille à mon salut
Aussi n’ais-je qu’à le laisser agir.


2.Air (duo alto, ténor) continuo (ré majeur)

Was Gott tut, das ist wohlgetan,
Er wird mich nicht betrügen ;
Er führet mich auf rechter Bahn,
So lass ich mich begnügen An seiner Huld
Und hab Geduld,
Er wird mein Unglück wenden,
Es steht in seinen Händen.

Ce que Dieu fait est bien fait,
Il ne me trompera pas;
Il me conduit sur la bonne voie,
C’est pourquoi je me contente de jouir de sa grâce
Et me montrer patient,
Sachant qu’il remédiera à mon malheur,
Comme il en a le pouvoir.


3.Air (soprano) flûte traversière, continuo (si mineur)

Was Gott tut, das ist wohlgetan
Er wird mich wohl bedenken ;
Er, als mein Arzt und Wundermann,
Wird mir nicht Gift einschenken
Vor Arzenei.
Gott ist getreu,
Drum will ich auf ihn bauen
Und seiner Gnade trauen.

Ce que Dieu fait est bien fait,
Il ne manquera pas de me prendre en considération
Lui qui est pour moi un médecin et un faiseur de miracles
Ne me versera pas du poison pour remède.
Dieu est loyal,
C’est pourquoi je veux bâtir sur lui
Et mettre ma confiance en sa grâce.


4.Air (basse) cordes, continuo (sol majeur)

Was Gott tut, das ist wohlgetan,
Er ist mein Licht, mein Leben,
Der mit nichts Böses gönnen kann,
Ich will mich ihm ergeben in Freud und Leid !
Es kommt die Zeit,
Da öffentlich erscheinet,
Wie treulich er es meinet.

Ce que Dieu fait est bien fait,
Il est ma lumière, ma vie
Il ne peu rien me vouloir de mal
Je veux m’abandonner à lui, dans la joie et la peine !
L’heure viendra
Où se manifestera ouvertement
La bonne foi de ses intentions.


5.Aria (alto) hautbois d’amour, continuo (mi mineur)

Was Gott tut, das ist wohlgetan,
Muss ich den Kelch gleich schmecken,
Der bitter ist nach meinem Wahn,
Lass ich mich doch nicht schrecken,
Weil doch zuletzt
Ich werd ergötzt
Mit süssem Trost im Herzen ;
Da weichen alle Schmerzen.

Ce que Dieu fait est bien fait
Faut-il que j’aie à goûter d’emblée au calice
Et que j’aie la folie de le trouver amer,
Je ne m’en effraie pas pour autant,
Sachant qu’en fin de compte
Une douce consolation délectera mon cœur
Et qu’alors toutes les douleurs se dissiperont.


6.Choral chœur, tutti (sol majeur)
Reprise du choral n°7 (fin première partie) de BWV 75 (+cors et timbales)

Was Gott tut, das ist wohlgetan,
Dabei will ich verbleiben.
Es mag mich auf die rauhe Bahn
Not, Tod und Elend treiben,
So wird Gott mich Ganz väterlich in seinen Armen halter ;
Drum lass ich ihn nur walten.

Ce que Dieu fait est bien fait,
Je veux m’en tenir là.
Il se peut que je sois poussé dans la rude voie
Du danger, de la mort et de la misère,
Alors Dieu me prendra paternellement dans ses bras
Aussi n’ai-je qu’à le laisser agir.

Association Bach-en-Combrailles