| BWV 161 (K21) Komm du süsse Todesstunde (Viens, douce heure de la mort) Destination : 16e dimanche après la Trinité Date de composition : 6 Octobre 1715 ou 27 Septembre 1716 (Weimar), reprise à Leipzig le 2/2/1735 (Fête de la purification de Marie) Texte : Salomo Franck, 4e strophe du choral Herzlich tut mich verlangen de Christoph Knoll (1611) (n°6) Effectifs : alto, ténor solistes, chur, flûtes à bec I et II (flûtes traversières dans version Leipzig), orgue obligé, violons I et II, altos, continuo. Plan : Air (alto) Récitatif (ténor) Air (ténor) Récitatif (alto) Chur - Choral Durée : environ 18 mn 1.Air (alto), flûtes, orgue, continuo (do majeur) Mélodie de Hans Leo Hassler Herzlich tut mich verlangen (à lorgue dans première version, soprano dans version Leipzig) Komm du süsse Todesstunde, Da mein Geist Honig speist Aus des Löwen Munde; Mache meinen Abschied süsse Säume nicht, Letztes Licht Dass ich meinen Heiland küsse. Viens, douce heure de la mort, Afin que mon âme Se nourrisse de miel De la bouche du lion ; Adoucis mon départ, Ne tarde pas, Ultime lumière, Afin que, je puisse embrasser mon Sauveur. 2.Récitatif (tenor) continuo (la mineur, do majeur) Welt , deine Lust ist Last, Dein Zucker ist mir als ein Gift verhasst Dein Freudenlicht Ist mein Komete, Und wo man deine Rosen bricht, Sind Dornen ohne Zahl Zu meiner Seele Qual. Der blasse Tod ist meine Morgenröte Mit solcher geht mir auf die Sonne Der Herrlichkeit und HimmeIswonne. Drum seufz ich recht von Herzensgrunde Nur nach der letzten Todesstunde Ich habe Lust bei Christo bald zu weiden, Ich habe Lust von dieser Welt zu scheiden. Monde, tes plaisirs sont un fardeau, Je hais les douceurs comme le poison, Ta joyeuse lumière Est le signe de ma perte, Et lorsqu'on cueille tes roses, Leurs innombrables épines Font le tourment de mon âme. La mort livide est mon aurore d'où se lève pour moi le soleil De la gloire et des félicités célestes. C'est pourquoi je soupire du fond de mon cur Après la dernière heure, l'heure de la mort. J'ai le désir de me délecter bientôt auprès de Jésus-Christ, J'ai le désir de quitter ce monde. 3. Air (ténor) cordes, continuo (la mineur) Mein Verlangen ist, den Heiland zu umfangen Und bei Christo bald zu sein. Ob ich sterblich' Asch und Erde Durch den Tod zermalmet werde, Wird der Seele reiner Schein Dennoch gleich den Engeln prangen. J'aspire embrasser le Sauveur Et à être bientôt auprès de Jésus-Christ. Si la mort me réduit, mortelle créature que je suis, En cendre et poussière, Le pur éclat de mon âme Resplendira pareil à celui des anges. 4. Récitatif (alto) flûtes, cordes, continuo (do majeur) Der Schluss ist schon gemacht, Welt, gute Nacht! Und kann ich nur den Trost erwerben, In Jesu Armen bald zu sterben: Er ist mein sanfter Schlaf. Das kühle Grab wird mich mit Rosen decken, Bis Jesus mich wird auferwecken, Bis er sein Schaf Führt auf die süße Lebensweide, Daß mich der Tod von ihm nicht scheide. So brich herein, du froher Todestag, So schlage doch, du letzter Stundenschlag! J'en ai déjà fini ; Bonne nuit, ô monde ! Et puissé-je seulement obtenir la consolation De mourir bientôt dans les bras de Jésus : Il est mon doux repos. La froide tombe me couvrira de roses Jusqu'à ce que Jésus me ressuscite, Jusqu'à ce qu'il conduise sa brebis Au riant pâturage de vie, Afin que la mort ne me sépare pas de lui. Arrive donc, joyeux jour de la mort, Sonne donc ô dernière heure ! 5. Chur, flûtes, cordes, continuo (do majeur) Wenn es meines Gottes Wille, Wünsch ich, daß des Leibes Last Heute noch die Erde fülle, Und der Geist, des Leibes Gast, Mit Unsterblichkeit sich kleide In der süßen Himmelsfreude. Jesu, komm und nimm mich fort! Dieses sei mein letztes Wort. Si c'est la volonté de mon Dieu, Je souhaite que ma dépouille mortelle Soit aujourd'hui même mise en terre, Et que mon esprit, hôte de mon corps, Revête l'immortalité Dans les suaves joies célestes. 0 jésus, viens et emmène-moi ! Que cela soit ma dernière parole ! 6. Choral, flûtes, cordes, continuo (mi mineur) Mélodie Herzlich tut mich verlangen Der Leib zwar in der Erden Von Würmern wird verzehrt, Doch auferweckt soll werden, Durch Christum schön verklärt, Wird leuchten als die Sonne Und leben ohne Not In himmlischer Freud und Wonne. Was schadt mir denn der Tod? Rendu à la terre, le corps ! Sera certes rongé par les vers, Mais il est destiné à ressusciter ; Splendidement transfiguré par le Christ, Il brillera comme le soleil Et vivra sans tourment Dans les joies et les délices célestes. Que m'importe donc la mort ? Association Bach-en-Combrailles |