| BWV 170 (Z 145) Vergnügte Ruh, Beliebte Seelenlust (Repos béni, vif désir de lâme) Destination : 6ème dimanche après Trinité (en deuxième partie de loffice, la première utilisant une cantate de Johann Ludwig Bach) Date de composition : dimanche 28 juillet 1726, reprise en 1746 ou 1747 Sources: Autographe Texte : Georg Christian Lehms, 1711 Effectifs : alto soliste, hautbois damour, orgue obligé, cordes (violons I et II, altos), continuo. Plan : Air, récitatif, air, récitatif, air Durée: environ 22 mn 1.Air (alto) hautbois, cordes, continuo (ré majeur) Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust, Dich kann man nicht bei Höllensunden, Wohl aber Himmelseintracht finden; Du stärkst allein die schwache Brust. Drum sollen lauter Tugendgaben In meinem Herzen Wohnung haben. Repos béni, félicité de l'âme, Ce n'est pas dans les péchés infernaux Mais dans l'harmonie céleste que l'on peut te trouver ; Toi Seul fortifies le cur faible. Que tous les dons de la vertu Aient donc en moi leur demeure ! 2.Récitatif (alto) continuo (si mineur, fa dièse mineur) Die Welt, das Sundenhaus, Bricht nur in Höllenlieder aus Und sucht durch Hass und Neid Des Satans Bild an sich zu tragen. Ihr Mund ist voller Ottergift, Der oft die Unschuld tödlich trifft, Und will allein von Rache sagen. Gerechter Gott wie weit Ist doch der Mensch von dir entfernet; Du liebst, jedoch sein Mund Macht Fluch und Feindschaft kund Und will den Nächsten nur mit Füssen treten. Ach ! diese Schuld ist schwerlich zu verbeten. Le monde, cet antre du péché, Se répand seulement en chants infernaux Et cherche, par la haine et l'envie, À se donner le visage de Satan. Sa bouche est remplie de venin Qui porte souvent à l'innocence des coups mortels Et elle ne connaît d'autre langage que celui de la vengeance. Dieu de justice, Quelle distance entre l'homme et toi ! Toi, tu es amour, mais sa bouche à lui Profère imprécations, paroles d'animosité, Ne voulant qu'humilier le prochain et lui nuire. Hélas ! la prière même a du mal à venir à bout de ce péché. 3.Air (alto) orgue, cordes (à lunisson), continuo (fa dièse mineur) Wie jammern mich doch die verkehrten Herzen, Die dir, mein Gott, so sehr zuwider sein; Ich zittre recht und fühle tausend Schmerzen, Wenn sie sich nur an Rach und Hass erfreun. Gerechter Gott, was magst du doch gedenken, Wenn sie allein mit rechten Satansränken Dein scharfes Strafgebot so frech verlacht. Ach! ohne Zweifel hast du so gedacht: Wie jammern mich doch die verkehrten Herzen ! Comme j'ai pitié des curs égarés Que tu as en si grande aversion, ô mon Dieu ! Je tremble et ressens mille douleurs les voir prendre plaisir à la vengeance et à la haine. Dieu de justice, quelles pensées doivent être les tiennes Lorsque avec de véritables ruses diaboliques Ils se rient si insolemment de ton sévère châtiment ! Hélas sans nul doute tu as pensé : Comme j'ai pitié des curs égarés ! 4.Récitatif (alto) cordes, continuo (ré majeur) Wer sollte sich demnach Wohl hier zu leben wünschen, Wenn man nur Hass und Ungemach Vor seine Liebe sieht ? Doch, weil ich auch den Feind Wie meinen besten Freund Nach Gottes Vorschrift lieben soll, So flieht Mein Herze Zorn und Groll Und wünscht allein bei Gott zu leben, Der selbst die Liebe heisst. Ach, eintrachtvoller Geist, Wenn wird er dir doch nur sein Himmelszion geben? Qui voudrait donc Vivre ici-bas En ne voyant que haine et maux Pour prix de son amour ? Pourtant, comme je dois également, Selon l'ordre de Dieu, Aimer mon ennemi à l'égal de mon meilleur ami, Mon cur Fuit colère et rancune Et ne veut vivre qu'en Dieu, Qui lui-même s'appelle amour. Esprit aimant et paisible, Quand te donnera-t-il enfin son royaume céleste ? 5. Air (alto) tutti (ré majeur) lorgue a été remplacé par une flûte traversière dans la reprise ultérieure Mir ekelt mehr zu leben, Drum nimm mich, Jesu, hin ! Mir graut vor allen Sunden, Lass mich dies Wohnhaus finden, Wo selbst ich ruhig bin. Vivre me répugne. Rappelle-moi donc à toi, ô Jésus ! Tous ces péchés me font horreur, Laisse-moi trouver cette demeure Où je connaîtrai moi-même le repos. Association Bach-en-Combrailles |