| BWV 199 (K 15) Mein Herze schwimmt im Blut (Mon cur baigne dans le sang) Destination : Onzième dimanche après la Trinité Date de composition : 12 août 1714 (Weimar), reprise à Leipzig le 8 août 1723 (1 ton plus bas) Texte : Johann Christoph Graupner (1712) daprès Georg Christian Lehms (1711), daprès Luc 18,9-14, 3eme strophe de Wo soll ich fliehen hin, de Johann Heermann (1630) (n°6) Effectifs : soprano, hautbois, cordes (violons I et II, altos, alto ou viole de gambe), basson, continuo Plan : Récitatif, air, récitatif, air, récitatif, choral, récitatif, air Durée: environ 25 mn 1.Récitatif (soprano) cordes, basson, continuo (do mineur) Mein Herze schwimmt im Blut, Weil mich der Sünden Brut In Gottes heilgen Augen zum Ungeheuer macht. Und mein Gewissen fühlet Pein, Weil mir die Sünden nichts als Höllenhenker sein. Verhaßte Lasternacht! Du, du allein hast mich in solche Not gebracht; Und du, du böser Adamssamen, Raubst meiner Seele alle Ruh Und schließest ihr den Himmel zu! Ach! unerhörter Schmerz ! Mein ausgedorrtes Herz Will ferner mehr kein Trost befeuchten, Und ich muß mich vor dem verstecken, Vor dem die Engel selbst ihr Angesicht verdecken. Mon cur baigne dans le sang Depuis que lengeance de mes péchés A fait de moi un monstre aux yeux sacrés de Dieu. Et ma conscience est au supplice Car mes péchés me sont des bourreaux de l'enfer. Maudite nuit remplie de vice, Cest toi, toi seule qui m'as plongée dans une telle détresse ; Et toi, pernicieuse semence d'Adam Tu dérobes toute paix à mon âme Et lui ferme l'accès au ciel ! Hélas quelle douleur inouïe Plus aucun réconfort ne féconde Mon cur desséché. Et je dois me cacher de celui Devant lequel les anges mêmes dissimulent leur visage. 2. Air (soprano) hautbois, continuo (do mineur) Stumme Seufzer, stille Klagen, Ihr mögt meine Schmerzen sagen, Weil der Mund geschlossen ist. Und ihr nassen Tränenquellen Könnt ein sichres Zeugnis stellen, Wie mein sündlich Herz gebüßt. Mein Herz ist itzt ein Tränenbrunn, die Augen heiße Quellen. Ach Gott! wer wird dich doch zufriedenstellen? 0 muets soupirs, plaintes étouffées, C'est à vous d'exprimer mes souffrances Parce que ma bouche est close Et vous, sources nourries de mes larmes, Vous pouvez fournir un sûr témoignage Du repentir de mon cur coupable de péché. Mon cur n'est plus qu'une fontaine de larmes, mes yeux sont des sources brûlantes Hélas, mon Dieu qui trouvera encore, grâce à tes yeux 3.Récitatif (soprano) cordes, basson, continuo (si bémol majeur) Doch Gott muss mir genädig sein, Weil ich das Haupt mit Asche, Das Angesicht mit Tränen wasche, Meon Herz in Reu und Leid zerschlage Und voller W ehmut sage : Gott sei mir Sünder gnädig ! Ach ja ! sein Herze bricht Und meine Seele spricht : Dieu doit pourtant me venir en aide Parce que je lave ma tête avec la cendre Et mon visage avec les larmes, Que mon cur se brise de repentir et de douleur Et que je m'écrie, en proie à la tristesse : Dieu, fais grâce au pécheur que je suis ! Hélas vraiment son cur se brise Et voici ce que dit mon âme. 4.Air (soprano) cordes, basson, continuo (mi bémol majeur) Tief gebückt und voller Reue Lieg ich, liebster Gott, vor dir. ich bekenne meine Schuld, Aber habe doch Geduld, Habe doch Geduld mit mir! Remplie de repentir, Je me prosterne bien bas devant toi, ô Dieu très cher, Je confesse ma faute, Mais sois patient, Sois indulgent à mon égard. 5.Récitatif (soprano) continuo (do mineur, sol mineur) Auf diese Schmerzensreu Fällt mir alsdann dies Trostwort bei: Dans ce douloureux remords Me reviennent ces paroles de réconfort : 6. Choral (soprano) viole (ou alto), continuo (fa majeur) Ich dein betrubtes Kind, Werf alle meine Sund, So viel ihr in mir stecken Und mich so heftig schrecken In deine tiefen Wunden, Da ich stets Heil gefunden. Moi qui suis ton enfant affligé, Je jette tous mes péchés, Aussi nombreux qu'ils soient en moi Et aussi effrayant que je les ressente, Dans tes profondes blessures Où j'ai toujours trouvé le salut. 7. Récitatif (soprano) cordes, basson, continuo (mi bémol majeur, si bémol majeur) Ich lege mich in diese Wunden Als in den rechten Felsenstein ; Die sollen meine Ruhstatt sein. In diese will ich mich im Glauben schwingen Und drauf vergnügt und fröhlich singen: Je m'étends dans ces plaies Comme sous l'abri du roc ; Qu'elles soient mon lieu de repos. Je veux m'y élancer pleine de foi Puis chanter dans le contentement et la gaieté : 8.Air (soprano) hautbois, cordes, basson, continuo (si bémol majeur) Wie freudig ist mein Herz, Da Gott versöhnet ist Und mir nach Neu und Leid Nicht mehr die Seligkeit Noch auch sein Herz verschließt. Comme mon cur est joyeux Puisque Dieu s'est réconcilié avec lui et qu'après le repentir et la peine, Il ne lui ferme plus les voies de la félicité, Ni celles de son cur ! Association Bach-en-Combrailles |