BWV 82
(Z 162)

Ich habe genung
(J’en ai assez)

Destination : Fête de la purification de Marie (Chandeleur)
Date de composition : 2 février 1727, nombreuses versions ultérieures : 1730, pour soprano, en mi mineur avec flûte traversière remplaçant le hautbois ; 1735, pour mezzo, avec flûte ; 1745-1748 ; pour basse, un cor anglais remplaçant le hautbois.
Sources: Autographe
Texte : ?
Effectifs : basse soliste, hautbois, cordes (violons I et II, altos), continuo.
Plan : Air, récitatif, air, récitatif, air
Durée: environ 22 mn


1.Air (basse)
tutti (do mineur)

Ich habe genung,
Ich habe den Heiland, das Hoffen der Frommen,
Auf meine begierigen Arme genommen;
lch habe genug !
Ich habe ihn erblickt,
Mein Glaube hat Jesum ans Herze gedrückt;
Nun wünsch ich noch heute mit Freuden
Von hinnen zu scheiden.

J'ai ce qu'il me faut,
J'ai pris le Sauveur, l'espoir des croyants,
Dans mes bras avides ;
J'ai ce qu'il me faut !
Je l'ai vu,
Ma foi a étreint Jésus ;
Maintenant je ne désire plus que me séparer
Aujourd'hui même, avec joie, de ce monde.


2.Récitatif (basse) continuo (la bémol majeur, si bémol majeur)

Ich habe genung !
Mein Trost ist nur allein,
Dass Jesus mein und ich sein eigen möchte sein.
Im Glauben halt ich ihn,
Da seh ich auch mit Simeon
Die Freude jenes Lebens schon.
Lasst uns mit diesem Manne ziehn !
Ach ! möchte mich von meines Leibes Ketten
Der Herr erretten;
Ach ! ware doch mein Abschied hier,
Mit Freuden sagt ich, Welt, zu dir:
Ich habe genug.

J'ai ce qu'il me faut.
Ma consolation est seulement
Que Jésus soit mien et que je veuille être sien.
Je suis uni à lui dans la foi
Et Comme Siméon, je vois déjà
Les joies de cette autre vie.
Allons avec cet homme !
Ah ! veuille le Seigneur me délivrer
Des chaînes de mon corps ;
Ah ! si seulement c'était l'heure de prendre congé d'ici-bas,
Avec quelle joie ne te dirais-je pas, ô monde :
J'ai ce qu'il me faut.


3.Air (basse) tutti (mi bémol majeur)

Schlummert ein, ihr matten Augen
Fallet sanft und selig zu !
Welt, ich bleibe nicht mehr hier,
Hab ich doch kein Teil an dir,
Das der Seele könnte taugen.
Hier muss ich das Elend bauen,
Aber dort, dort werd ich schauen
Sussen Friede, stille Ruh.

Laissez le sommeil vous envahir, yeux accablés,
Fermez-vous avec douceur et félicité.
0 monde, je ne demeure plus ici,
Je ne reçois rien de toi,
Qui puisse profiter à mon âme.
Ici-bas tout n'est que misère,
Mais là-bas, là-bas, je contemplerai
La douce paix, le repos et la tranquillité.


4.Récitatif (basse) continuo (do mineur)

Mein Gott ! wenn kommt das schöne: Nun !
Da ich im Friede fahren werde
Und in dem Sande kühler Erde.
Und dort bei dir im Schosse ruhn ?
Der Abschied ist gemacht,
Welt, gute Nacht !

Mon Dieu ! quand viendra le merveilleux : Allons ! me signifiant de te rejoindre
Ce moment où je m'en irai en paix.
Où je m'étendrai à même la froide terre
Pour reposer en ton sein ?
J'ai déjà pris congé :
Monde, adieu !



5. Air (basse) tutti (do mineur)

Ich freue mich auf meinen Tod,
Ach, hätt er sich schon eingefunden !
Da entkomm ich aller Not,
Die mich noch auf der Welt gebunden.

Je me réjouis à la pensée de ma mort,
Ah ! puisse-t-elle déjà se présenter !
J'échapperai alors à toutes les misères,
Qui me lient encore à ce monde.


Association Bach-en-Combrailles