Concert de clôture "Magnificat" I Vox Lumunis

Mais revenons au XVIIe siècle. En 1733, Bach est installé depuis une dizaine d’années à Leipzig. Ses relations avec les autorités sont compliquées, il déplore par exemple le niveau musical et le manque de moyens. Bach a incontestablement envie d’autre chose, et il se tourne vers Dresde. La cité royale du duché de Saxe est alors une des villes parmi les plus flamboyantes d’Allemagne. Elle comporte pas moins de deux chapelles (une protestante, une catholique) avec un orchestre considéré comme le meilleur d’Europe. C’est une ville qu’il connaît bien pour y avoir séjourné à plusieurs reprises entre 1717 et 1731. En 1733, il se rend de nouveau à Dresde pour fêter la nomination de son fils Wilhelm Friedemann et fait parvenir à l’intention du Prince Electeur de Saxe une Missa, nécessitant des moyens orchestraux inégalés à l’époque. Cherche-t-il à obtenir le poste honorifique de Kappelmeister de la cour de Dresde  ? Il reprendra par la suite cette œuvre pour la compléter des autres parties que nous connaissons sous le titre de Messe en Si. Vox Luminis nous propose cette version primitive  de la Messe en si.

Avant de composer son Magnificat à l’automne 1723, donc pendant la première année de son cantorat à Leipzig, on sait que Johann Sebastian Bach avait copié d’autres pages consacrées au cantique marial. Malgré cela et à la différence d’autres partitions du musicien, on ne trouve aucune trace d’influence extérieure sur sa composition. Il existe deux versions de cette partition majeure : une première fut écrite en mi bémol majeur (BWV 243a) puis remaniée dix ans plus tard pour une seconde version en ré majeur (BWV 243). La richesse, la variété et la puissance expressive de cette œuvre en font l’une des pages les plus personnelles et abouties de Bach.

Deux œuvres, qui à elles seules, résument tout le génie de l’œuvre de Bach.