Les Sonates en trio de Buxtehude I Les Tiùbres

Le titre de ce programme reprend celui – volontairement provocateur – d’un livre de Gilles Cantagrel, et montre avec humour combien la renommée de Telemann est différente de nos jours, comparée à la célébrité dont il jouissait de son vivant.

Contrairement à grand nombre de ses contemporains, Georg Philipp Telemann ne naît pas dans une famille de musiciens. Ses parents, descendants d’une lignée de pasteurs luthériens, souhaitaient lui voir faire une brillante carrière universitaire et Telemann apprit, seul, à jouer de divers instruments comme le violon, la flûte, la cithare et le clavecin. Pour le détourner d’une carrière musicale, sa mère confisque alors tous ses instruments et l’envoie en pension. Elle ignore probablement que le surintendant y est passionné par la musique et qu’il proposera à Telemann de composer chaque semaine des motets pour le chœur de l’église, ainsi que des airs de circonstances…

C’en est fait, Telemann est lancé sur sa voie, et il apparaîtra finalement comme l’un des compositeurs les plus prolifiques de tous les temps.

Ce programme s’attache à mettre principalement en lumière les Six Trios de 1718 – premières compositions imprimées de Telemann – pierre angulaire de son cycle de musique de chambre 1715-1718 – offrant par la diversité des instruments une grande variété de timbres.

« Puisque l’on ne peut avoir les meilleurs [Telemann et Graupner], il faut donc prendre les médiocres [Bach]. »
(9 avril 1723,
Procès-verbal des délibérations du Conseil de Leipzig)

Les Sonates en trio de Buxtehude I Les Timbres