Les Variations Goldberg, Julien Wolfs clavecin

«Si tu invitais trente personnes chez toi, des êtres que tu as aimés et que tu aimes, pour t’écouter jouer au clavecin, pendant une heure et demie, les Variations Goldberg de Bach, et si ce concert se déroulait comme un songe d’une nuit d’été, c’est-à-dire si toi, Liliane, tu parvenais à faire vibrer ces trente personnes comme autant de Variations, chacune à un diapason différent – (il te faudrait pour cela osciller entre le souvenir et la spéculation ; il te faudrait surtout maîtriser tes peurs) – peut-être alors tous tes fragments de musiques s’animeraient-ils enfin dans une même coulée, et cela s’appellerait Les Variations Goldberg, romance ». C’est ainsi que Nancy Huston évoque son premier roman, une suite narrative adaptée la structure des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach. En 1933, Wanda Landowska joue en public à Saint-Leu-La-Forêt ces célèbres variations. A l’époque, elles servaient plutôt d’exercice pour les clavecinistes et les pianistes, mais Wanda Landowska était persuadée que cette œuvre était une des plus grandes partitions jamais composée.

C’est au merveilleux claveciniste des Timbres, Julien Wolfs, de proposer les « Goldberg » des 20 ans du festival.

 

Sonate en si mineur, BWV 1030, Stefanie Troffaes, traverso, Julien Wolfs, clavecin

Julien Wolfs

Julien Wolfs commence ses études de clavecin avec sa mère, Marie-Anne Dachy, à l’Académie de Jodoigne. Après des candidatures en sciences géologiques, il entre dans la classe de Menno van Delft au Conservatoire Supérieur d’Amsterdam, où il obtient brillamment en 2009 le diplôme de Master. Dans le cadre d’un échange avec le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, il a suivi une année durant les cours de Françoise Lengellé et Dirk Börner. Il a également pu profiter de l’enseignement de Bob van Asperen, Annelie de Man, Blandine Rannou ou Davitt Moroney. En 2010, il obtint avec La plus grande distinction un Master didactique à l’Imep (Namur – Belgique).

Premier claveciniste belge à avoir été primé au prestigieux concours de clavecin de Bruges (Belgique) depuis sa création en 1964, Julien Wolfs fut Premier Lauréat de l’édition 2007 avec un Deuxième Prix ex-aequo, les Prix du Public et des Editions Minkoff.
Il est également membre fondateur de l’ensemble « Les Timbres » avec la violoniste Yoko Kawakubo et la violiste Myriam Rignol, ensemble qui reçut le Premier Prix au concours de musique de chambre de Bruges (Belgique – 2009) ainsi que le Prix de la Meilleure Création Contemporaine. Leur premier enregistrement, consacré aux Pièces de Clavecin en Concerts de Jean-Philippe Rameau et publié chez Flora a reçu un Diapason d’Or, tout comme leur dernier enregistrement, les Concerts Royaux de François Couperin.

Julien Wolfs donne de nombreux récitals sur les scènes belges et internationales : Festival de Wallonie, Festival van Vlaanderen, Festival du Clavecin en Fête, Flagey, Bozar, Amuz, “Emerald Concerts”, Musique et Mémoire, … Plusieurs de ses récitals ont été enregistrés par la RTBF Musiq’3. Il est aussi très apprécié en tant que continuiste, et se produit dans les plus grands lieux de Belgique, de France et d’Europe. Il a participé à de nombreux enregistrements pour les labels Ricercar, Flora, Paraty, Ligia Digital et Mirare, dont avec Les Timbres, avec l’ensemble Lingua Franca (dir. Benoît Laurent), For two to play (quatre mains au clavecin avec Marie-Anne Dachy) Stefanie Troffaes (Sonates de Bach pour traverso et clavecin), ou avec le Ricercar Consort et Philippe Pierlot, avec qui il se produit très régulièrement. Très intéressé par le clavicorde également, il a joué pour la Dutch Clavichord Society.

Son premier enregistrement en solo, consacré à Johann Jacob Froberger (label Flora) a reçu un accueil unanimement enthousiaste de la critique (5 diapasons, Clic de Classiquenews, à emporter Res Musica, etc.) : Voici donc un premier récital majeur révélant l’un des clavecinistes les plus miraculeusement inspirés de sa génération. (classiquenews)

Julien Wolfs se passionne également pour la facture de clavecin, qu’il côtoie de près dans l’atelier de son père, Jean-Luc Wolfs-Dachy (Lathuy, Belgique) ainsi que pour les tempéraments et l’accord. À ce titre, il a publié une méthode d’accord aux éditions Delatour, méthode pour laquelle il fut lauréat des bourses déclics jeunes de la Fondation de France.

Il est enfin professeur de clavecin et de basse continue au CRR du Grand Besançon.

Les Variations Goldberg, Julien Wolfs clavecin