En 2026, c’est sous le signe de la rencontre que se placera Bach en Combrailles. 

Rencontre d’abord, de la musique. Celle de Bach et des maîtres français. Comment, sans jamais nécessairement se rencontrer, ces compositeurs ont-ils pu malgré tout s’influencer et se nourrir mutuellement ? La myriade d’artistes et d’ensembles que nous accueillerons durant ces six jours tenteront de nous apporter une réponse… 

Rencontre ensuite d’un territoire. Nos chères Combrailles que nous ne cessons de parcourir depuis plus de vingt-cinq ans ont encore beaucoup à nous faire découvrir. Sans délaisser quelques évidences, à Pontaumur, Herment ou encore Miremont, nous aurons le plaisir de nous rendre dans de nouveaux lieux à Manzat et à Crocq. 

Rencontre entre tous, enfin : artistes, public, partenaires et bénévoles. Vingt-trois raisons (et plus !) de se retrouver pour un concert, un café-Bach ou encore pour la soirée festive du vendredi. Mais c’est aussi aux tables des restaurants, aux terrasses des bistrots, aux étals des marchés ou sur les sentiers de randonnée que nous pourrons, une fois encore, donner vie à cette rencontre entre Bach et les Combrailles.  

Antoine Thiallier, Président de Bach en Combrailles

Nach französischer Art (“à la française”):  c’est, pour reprendre une expression de Bach lui-même, le thème de ce XXVIIIème festival, qui s’intéresse à l’influence du style français sur son œuvre. Non qu’il fût le seul en son temps à se laisser séduire par l’esprit de Versailles alors pris pour modèle dans toute l’Europe, mais parce que sa fréquentation à distance – lui qui ne quitta jamais l’Allemagne – des maîtres français tels Louis et François Couperin, Grigny (dont il copia très jeune le Livre d’orgue), Lully, Marchand (auquel l’opposa dit-on un duel musical à Dresde), Raison (auquel il emprunte le thème de sa grande Passacaille et fugue pour orgue) et tant d’autres, amène à nombre de ses pièces pour clavier, à certaines de ses cantates, à ses Concertos brandebourgeois comme à ses Suites d’orchestre une sève à la fois sensible et grandiose, une couleur à la fois âpre et exubérante.

Aussi est-ce sous ce prisme que se déroulera toute notre semaine de réjouissances musicales en l’église de Pontaumur – dont l’orgue est le véritable “phare” du festival au milieu des Combrailles – mais aussi alentour dans le Puy-de-Dôme et dans la Creuse. Tout en poursuivant le compagnonnage avec les ensembles Alia Mens et Le Banquet céleste, nous alternerons jeunes talents prometteurs (Baptiste Guittet au clavecin, Charlotte Dumas à l’orgue, l’ensemble Théodora) et concertistes confirmés (la flûtiste Annie Laflamme, Benjamin Alard auquel nous donnons “carte blanche” sur ses 3 instruments, l’organiste Martin Gester) et accueillerons pour la première fois l’ensemble Les Epopées (dir. Stéphane Fuget) en clôture

Enfin, renouant avec la création après les commandes passées à Philippe Hersant en 2019 et Bernard Foccroulle en 2024, nous recevrons l’organiste et compositeur Thierry Escaich pour une soirée littéraire et musicale qui s’annonce déjà exceptionnelle.   
 
Bon festival à tous ! 

Julien Caron, Directeur artistique